Passer un concours est une épreuve compliquée et difficile. Tout d’abord, parce que les sujets couvrent un champ très large.
Aussi, toute une série de questions vont traverser l’esprit de vos enfants :
Quelles thématiques peuvent être abordées ? Quelles sont celles qu’ils doivent prioriser ? Et ce, toujours avec la persistance du doute : Est-ce qu’ils n’en ont pas oublié une?
Ils vont aussi se demander en quoi les écrits vont consister: en une analyse de texte ? Une question ouverte à développer ? Un QCM?… Et à l’oral, quelles questions vont leur être posées ?
Et puis, il ne suffit pas juste de réussir le concours, il faut surtout faire partie des meilleurs, pour être sélectionné, au regard du nombre de candidats par rapport au nombre de places disponibles.
Par conséquent, cette épreuve va engendrer un stress important et durable chez vos enfants.
Aussi, pour les aider dans leurs préparations et optimiser leurs chances de succès, nous vous invitons à veiller à ce qu’ils aient une bonne hygiène de vie.
En effet, la concentration et la mémorisation ont leurs limites. A un moment, le cerveau aura besoin de faire des pauses, pour se régénérer ; il aura besoin de s’oxygéner et de se centrer sur des choses plus légères.

Proposez alors à vos enfants des activités de détente et de relaxation : voici quelques suggestions :
→ faire du sport (avec ou sans eux) pour se défouler et faire le plein de dopamine et d’endorphine (les hormones qui renforcent le système immunitaire et qui favorisent le positivisme),

→ rendre visite à leurs amis pour ne pas se renfermer sur eux-mêmes,
→ offrez-leur des crises de rire par le biais de jeux de société ou des films divertissants,
→ accompagnez-les en balade en forêt ou dans un parc, pour les incitez à prendre un grand bol d’air, à parler, de tout et de rien ; mais aussi pour profiter tout simplement d’un moment de plaisir avec eux,
→ entraînez-les à des exercices de Yoga et de méditation, pour canaliser leurs émotions difficiles et évacuer le stress :
Exercice 1 :
Respirer & Chasser les idées noires
Ils respirent par le vente pour baisser leur rythme cardiaque.
Sur l’expiration, ils chassent leurs idées noires : du style, je ne vais pas y arriver, je suis nulle….
Sur l’inspiration, ils s’auto-complimentent pour gonfler leur confiance en eux : par exemple, les autres y arrivent, pourquoi pas moi ? ; j’ai révisé, je connais bien mes sujets, il n’y a donc aucune raison pour que je ne réussisse pas ; j’ai telle ou telle qualité pour faire ce métier ; je suis une personne intéressante car j’ai des idées à mettre en place, des connaissances et des compétences personnelles à apporter dans ce métier ….
Exercice 2 :
Bailler & Soupirer
Ils permettront d’oxygéner et de détendre leurs muscles.
Exercice 3 :
Porter son attention au Bonheur
Le Bonheur est à l’intérieur d’eux, comme une lumière qu’ils peuvent éclairer ou éteindre. Lorsque le stress monte, ils doivent repenser aux instants ou aux endroits où ils étaient heureux, pour retrouver le calme.
La joie ressentie est aussi légère que des bulles de savon qui s’élèvent dans l’air et explosent. Déjà elles ne sont plus là… Mais elles laissent dans leur cœur et leur mémoire une douce empreinte.
Ensuite, forcez-les à se coucher à une heure régulière et à dormir suffisamment pour que leurs sommeils soient réparateurs.
Un cerveau reposé est un cerveau productif et efficace : il se concentre, comprend et assimile plus facilement les informations étudiées.
De plus, un esprit et un corps en pleine forme donnent l’envie de travailler.

Confectionnez-leur aussi des repas équilibrés et diversifiés, pour faire le plein de vitamines ; tout en:
→ leur faisant plaisir pour stimuler un état d’esprit positif ;
→ soignant la manière de manger : c’est-à-dire en prenant le temps de manger, en faisant attention aux personnes présentes autour de la table, en créant une ambiance, pour casser la routine, offrir une pause distrayante, joyeuse, ressourçante…
Proposez leur aussi du magnésium, en baisse à cause du stress et du Germé de Blé, riche en vitamines B, qui favorisent tous les deux le bon fonctionnement du cerveau et du système nerveux.

Amenez-les à prendre du recul par rapport à la situation et à aborder le concours avec un regard plutôt philosophique.
Comment ? Déjà en se posant les questions suivantes :
Est-ce j’ai tout fait pour me préparer correctement, pour être performant et convaincant?
Est-ce que j’ai étudié les anales des anciens sujets?
Est-ce que j’ai révisé mes cours?
Est-ce que j’ai me suis entraîné sur des exercices?
Est-ce que j’ai appliqué les conseils obtenus auprès d’anciens élèves et de mes professeurs?
Est-ce que j’ai réalisé des enquêtes et des immersions auprès de professionnels pour confronter ma représentation du métier envisagé à la réalité et ainsi conforter mon choix?
Est-ce que j’ai réfléchi sur la présentation de mon parcours et de mes motivation, sur mes réponses aux questions que je pourrais avoir?
Est-ce que j’ai préparé tous les documents que je pourrais apporter pour appuyer ma candidature?
Est-ce que j’ai simulé des entretiens avec les professionnels rencontrés ou des membres de ma famille pour être fluide et le plus à l’aise le jour J ?
Si oui, alors ils doivent se dire qu’ils sont prêts et qu’ils ne peuvent rien faire de plus. Cela leur permettra ainsi d’être tranquille avec leur propre conscience et d’être plus serein.
Et puis, ils donneront le meilleur d’eux, et verront bien ce qui se passera.
………
Ils doivent ensuite se dire que si leurs résultats ne leur permettent pas d’intégrer l’école, ce n’est pas dramatique.
Ils peuvent en effet considérer l’épreuve comme un entraînement, pour recommencer l’année suivante ou se corriger pour les autres concours, s’ils en passent plusieurs.
Et si toutefois ils ne réussissent pas, ils existent d’autres parcours possibles, certes plus longs, mais tout aussi enrichissant, qui leur permettront d’exercer le métier visé au départ ou de s’en approcher.
Car comme le dicton le dit si bien, toutes les routes mènent à Rome ! Et puis, certains vont prendre l’autoroute, quand d’autres vont utiliser les nationales ou les départementales, pour arriver finalement à la même destination.

Ils peuvent également relativiser en admettant que tout simplement leur destinée est de suivre d’autres études, de vivre d’autres expériences et d’exercer un autre métier, qui les épanouira tout autant, voire peut-être plus.
La veille du concours, emmenez-les loin de leurs bouquins et de leurs cahiers !
Car ils auront tendance à « bachoter » et à « s’abrutir », par crainte de ne pas maitriser un point ou par peur du « trou noir ». Or, le risque en faisant cela est justement de s’embrouiller l’esprit et de perdre tout le bénéfice des révisions.
Alors que si vous partez la journée, visiter un château ou un musée, découvrir une ville touristique, pique-niquer ou manger au restaurant, vous leur offrez un véritable décrochage psychologique et une bouffée d’air pur.
Delphine BISSON
Conseillère en Orientation sur le Loiret
Bouzy la Forêt (Sully sur Loire) – Montargis – Gien – Saran – Pithiviers
06 62 75 76 57 – delphinebisson.rh@gmail.com
Vous pouvez aussi retrouver cet article en podcast sur le site d’Azimut, en cliquant sur le lien suivant:


